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Du 28/09/2026 au 29/10/2026

Ouverture d'une enquête publique portant sur deux demandes de ...

Projet photovoltaïque de Quillan et Saint-Julia-de-Bec

Le projet photovoltaïque de Quillan et Saint-Julia-de-Bec est porté par Cévennes Energy, en partenariat avec Énergie Quillan Occitanie, sur des terrains communaux situés à cheval entre les deux communes, dans la haute vallée de l’Aude.

Le développement du projet s’inscrit dans une démarche engagée depuis plusieurs années et s’est appuyé sur une analyse approfondie des caractéristiques du territoire.

La configuration finalement retenue représente une emprise clôturée de 32,57 hectares, pour une puissance installée d’environ 26,2 MWc. Organisé en 4 secteurs distincts pour s’adapter au relief et aux contraintes écologiques, le site comprend :

  • 42 264 modules photovoltaïques répartis sur 1 729 tables avec des structures sur pieux battus ;
  • Un espacement de 3 mètres entre les tables et une hauteur comprise entre 1,20 m et 1,80 m ;
  • 9 portails, 9 postes de transformation, 3 postes de livraison et 4 citernes ;
  • 2,1 km de pistes d’accès, 6,4 km de pistes périphériques et 7 km de pistes internes stabilisées (sans imperméabilisation) ;
  • 50 m d’obligation légale de débroussaillement (OLD) autour du site.

Caractérisé par un relief marqué et une mosaïque de paysages (garrigues, maquis, boisements, prairies), le site a fait l’objet d’un choix d'implantation intégrant progressivement la topographie, la visibilité et la biodiversité au fil des différentes variantes.

Un projet construit à partir de plusieurs expertises

Le périmètre initial a été retravaillé grâce aux analyses de plusieurs bureaux d’études indépendants :

  • Calidris : Volet biodiversité ;
  • Territoires & Paysages : Volet paysage et patrimoine ;
  • BRLi : Volets physique et humain, et assemblage du dossier ;
  • Synergis Environnement : Reprise et compléments de l’étude d’impact lors de l'instruction ;
  • EDAGRI : Étude préalable agricole (préservation des terres exploitées).

Cette diversité d’expertises n’a pas seulement vocation à documenter le projet : elle a directement participé à son évolution. Cette démarche a permis de retenir la variante présentant la meilleure note environnementale et réduisant l'emprise clôturée initiale de 53 ha à environ 31 ha, évitant ainsi les zones agricoles exploitées, les crêtes de Saint-Julia-de-Bec et les zones sensibles pour la biodiversité.

La démarche ERCA

L’étude d’impact prévoit un ensemble de mesures d’évitement, de réduction, de compensation, d’accompagnement et de suivi. Elles interviennent à différentes étapes du projet, depuis sa conception jusqu’à plusieurs décennies après sa mise en service.

Éviter les impacts

L'évitement constitue la première mesure du projet : les secteurs à fort enjeu écologique (flore, faune), paysager (covisibilités depuis les villages et crêtes sensibles) et agricole (parcelles identitaires) ont été systématiquement écartés dans le choix de l'implantation finale.

Réduire les impacts pendant les travaux et l’exploitation

Plusieurs mesures complémentaires sont prévues pour limiter les effets du chantier et de l’exploitation, dont :

  • Le respect d’un calendrier de travaux adapté aux périodes sensibles pour la faune ;
  • La création d’hibernaculums pour les reptiles ;
  • La mise en défens des éléments écologiques d’intérêt situés à proximité des travaux pour éviter des destructions accidentelles ;
  • La lutte contre les espèces végétales invasives ;
  • La mise en place de passages à faune ;
  • La mise en place d’un éclairage nocturne compatible avec l’activité des chiroptères.

Des mesures de compensation

Lorsque certains impacts ne peuvent être suffisamment évités ou réduits, des mesures de compensation sont proposées :

  • Recolonisation herbacée : maintien de plantes-hôtes pour les papillons protégés et plus largement pour les insectes dans les OLD ;
  • Milieux semi-ouverts : réouverture et entretien de milieux ouverts sur 89 ha ;
  • Mise en vieillissement d’une parcelle boisée pour favoriser les boisements matures et sénescents ;
  • Création de 2 mares.

Des mesures d’accompagnement

Le projet prévoit également deux mesures d’accompagnement :

  • Gîtes et nichoirs pour oiseaux et chiroptères ;
  • Pâturage ovin extensif sur 68 ha avec un troupeau de 50 à 80 brebis Suffolk et investissement dans tous les équipements nécessaires pour protéger et abreuver le troupeau.

 

Un suivi environnemental sur 30 ans

Le dispositif ne s’arrête pas à la mise en service de la centrale. Un suivi environnemental renforcé est prévu afin de vérifier l’efficacité des mesures mises en œuvre et l’évolution des habitats et des populations animales et végétales :

  • Les 5 premières années : suivis avec 9 sorties terrain par an portant sur la biodiversité et l’efficacité des mesures de compensation et d’accompagnement ;
  • Phase ultérieure : suivis quinquennaux.

Les résultats feront l’objet de comptes rendus transmis à l’autorité environnementale. En cas d’évolution défavorable ou d’événement exceptionnel, des mesures correctives pourront être proposées.

Au total, l’étude d’impact évalue à plus de 531 000 € le coût des mesures ERC et des suivis environnementaux (hors mesures dont le coût reste à estimer). Ce montant traduit l’importance donnée à l’intégration environnementale du projet et à son suivi dans le temps.

 

Un projet inscrit dans la durée

Fruit d'une démarche pluridisciplinaire, le projet de Quillan et Saint-Julia-de-Bec a été ajusté en quatre secteurs pour s'adapter parfaitement aux sensibilités locales (biodiversité, paysage, agriculture).

Il associe ainsi production d’énergie solaire et engagement environnemental durable à travers des mesures concrètes d'évitement, de réduction, de compensation, de pastoralisme et de suivi scientifique sur 30 ans.

 

Département(s) concerné(s) : Aude (11) Type : Divers

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