Ouverture d'une enquête publique portant sur deux demandes de ...
Projet photovoltaïque de
Quillan et Saint-Julia-de-Bec
Le
projet photovoltaïque de Quillan et Saint-Julia-de-Bec est porté par Cévennes
Energy, en partenariat avec Énergie Quillan Occitanie, sur des terrains
communaux situés à cheval entre les deux communes, dans la haute vallée de
l’Aude.
Le
développement du projet s’inscrit dans une démarche engagée depuis plusieurs
années et s’est appuyé sur une analyse approfondie des caractéristiques du
territoire.
La
configuration finalement retenue représente une emprise clôturée de 32,57
hectares, pour une puissance installée d’environ 26,2 MWc. Organisé en 4
secteurs distincts pour s’adapter au relief et aux contraintes écologiques, le
site comprend :
- 42 264 modules photovoltaïques répartis
sur 1 729 tables avec des structures sur pieux battus ;
- Un espacement de 3 mètres entre les tables
et une hauteur comprise entre 1,20 m et 1,80 m ;
- 9 portails, 9 postes de transformation, 3
postes de livraison et 4 citernes ;
- 2,1 km de pistes d’accès, 6,4 km de pistes
périphériques et 7 km de pistes internes stabilisées (sans
imperméabilisation) ;
- 50 m d’obligation légale de
débroussaillement (OLD) autour du site.
Caractérisé
par un relief marqué et une mosaïque de paysages (garrigues, maquis,
boisements, prairies), le site a fait l’objet d’un choix d'implantation
intégrant progressivement la topographie, la visibilité et la biodiversité au
fil des différentes variantes.
Un
projet construit à partir de plusieurs expertises
Le
périmètre initial a été retravaillé grâce aux analyses de plusieurs bureaux
d’études indépendants :
- Calidris :
Volet biodiversité ;
- Territoires & Paysages :
Volet paysage et patrimoine ;
- BRLi : Volets physique
et humain, et assemblage du dossier ;
- Synergis Environnement :
Reprise et compléments de l’étude d’impact lors de l'instruction ;
- EDAGRI : Étude préalable
agricole (préservation des terres exploitées).
Cette
diversité d’expertises n’a pas seulement vocation à documenter le projet : elle
a directement participé à son évolution. Cette démarche a permis de retenir la
variante présentant la meilleure note environnementale et réduisant l'emprise
clôturée initiale de 53 ha à environ 31 ha, évitant ainsi les zones agricoles
exploitées, les crêtes de Saint-Julia-de-Bec et les zones sensibles pour la
biodiversité.
La
démarche ERCA
L’étude
d’impact prévoit un ensemble de mesures d’évitement, de réduction, de
compensation, d’accompagnement et de suivi. Elles interviennent à différentes
étapes du projet, depuis sa conception jusqu’à plusieurs décennies après sa
mise en service.
Éviter
les impacts
L'évitement
constitue la première mesure du projet : les secteurs à fort enjeu écologique
(flore, faune), paysager (covisibilités depuis les villages et crêtes
sensibles) et agricole (parcelles identitaires) ont été systématiquement
écartés dans le choix de l'implantation finale.
Réduire
les impacts pendant les travaux et l’exploitation
Plusieurs
mesures complémentaires sont prévues pour limiter les effets du chantier et de
l’exploitation, dont :
- Le respect d’un calendrier de travaux
adapté aux périodes sensibles pour la faune ;
- La création d’hibernaculums pour les
reptiles ;
- La mise en défens des éléments écologiques
d’intérêt situés à proximité des travaux pour éviter des destructions
accidentelles ;
- La lutte contre les espèces végétales
invasives ;
- La mise en place de passages à faune ;
- La mise en place d’un éclairage nocturne
compatible avec l’activité des chiroptères.
Des
mesures de compensation
Lorsque
certains impacts ne peuvent être suffisamment évités ou réduits, des mesures de
compensation sont proposées :
- Recolonisation herbacée :
maintien de plantes-hôtes pour les papillons protégés et plus largement
pour les insectes dans les OLD ;
- Milieux semi-ouverts :
réouverture et entretien de milieux ouverts sur 89 ha ;
- Mise en vieillissement d’une parcelle
boisée pour favoriser les boisements matures et
sénescents ;
- Création de 2 mares.
Des
mesures d’accompagnement
Le
projet prévoit également deux mesures d’accompagnement :
- Gîtes et nichoirs pour oiseaux et
chiroptères ;
- Pâturage ovin extensif sur 68 ha avec un
troupeau de 50 à 80 brebis Suffolk et investissement dans tous les
équipements nécessaires pour protéger et abreuver le troupeau.
Un
suivi environnemental sur 30 ans
Le
dispositif ne s’arrête pas à la mise en service de la centrale. Un suivi
environnemental renforcé est prévu afin de vérifier l’efficacité des mesures
mises en œuvre et l’évolution des habitats et des populations animales et
végétales :
- Les 5 premières années :
suivis avec 9 sorties terrain par an portant sur la biodiversité et
l’efficacité des mesures de compensation et d’accompagnement ;
- Phase ultérieure :
suivis quinquennaux.
Les
résultats feront l’objet de comptes rendus transmis à l’autorité
environnementale. En cas d’évolution défavorable ou d’événement exceptionnel,
des mesures correctives pourront être proposées.
Au
total, l’étude d’impact évalue à plus de 531 000 € le coût des mesures
ERC et des suivis environnementaux (hors mesures dont le coût reste à estimer).
Ce montant traduit l’importance donnée à l’intégration environnementale du
projet et à son suivi dans le temps.
Un
projet inscrit dans la durée
Fruit
d'une démarche pluridisciplinaire, le projet de Quillan et Saint-Julia-de-Bec a
été ajusté en quatre secteurs pour s'adapter parfaitement aux sensibilités
locales (biodiversité, paysage, agriculture).
Il
associe ainsi production d’énergie solaire et engagement environnemental
durable à travers des mesures concrètes d'évitement, de réduction, de
compensation, de pastoralisme et de suivi scientifique sur 30 ans.
Département(s) concerné(s) : Aude (11) Type : Divers