Enquête publique - Elaboration du Zonage pluvial
Pourquoi gérer les eaux
pluviales autrement ?
Depuis 70 ans, nos villes se sont
beaucoup agrandies. Historiquement, les réseaux d’assainissement étaient «
unitaires » : une seule canalisation pour les eaux usées et les eaux de pluie.
Problème : en cas de fortes pluies, ces réseaux débordent et polluent les canaux.
Pour limiter ce risque, les communes ont progressivement adopté des réseaux «
séparatifs » (un pour les eaux usées, un pour les eaux pluviales).
Mais aujourd’hui, avec
l’urbanisation et le dérèglement climatique, les pluies sont plus intenses.
Agrandir les canalisations coûte très cher et peut provoquer des inondations,
surtout dans notre région où le relief est faible et les canaux saturent vite.
Le zonage pluvial : une
solution durable
Pour mieux gérer les eaux de
pluie, la loi impose depuis 1992 de réfléchir à leur gestion. L’idée : éviter
que toute l’eau de pluie parte dans les réseaux. On privilégie des techniques
comme les bassins de rétention ou des aménagements intégrés (espaces verts,
parkings perméables). Ces solutions apportent aussi des bénéfices : recharge
des nappes, irrigation des plantes, biodiversité.
Les enjeux pour le Dunkerquois
- Ne pas surcharger les réseaux d’évacuation.
- Réduire la pollution des eaux de baignade.
- S’adapter aux pluies plus fortes liées au climat.
- Harmoniser les règles avec le futur Schéma
Directeur de l’Eau.
Comment ça va se passer ?
La Communauté Urbaine de
Dunkerque met en place un zonage pluvial : un plan avec des règles
obligatoires pour chaque projet d’urbanisme (permis de construire, etc.).
Objectif : infiltrer l’eau dans le sol autant que possible. Si ce n’est pas
faisable, le rejet sera limité à 1 litre/seconde/hectare (contre 2
actuellement).
Les règles tiendront compte :
- De la conformité des réseaux existants.
- Des zones où les réseaux sont saturés.
- Du risque d’inondation.
Selon les secteurs, les volumes à
gérer varieront, en fonction d’événements pluvieux rares mais intenses (période
de retour 50 à 100 ans).
Et après ?
Avant l’application, une enquête
publique d’un mois permettra à chacun de donner son avis. L’objectif final
: un territoire plus sûr, moins pollué et mieux préparé aux défis climatiques.